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3 questions à Nicolas Renaud

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07/08/2017
Nicolas RENAUD est administrateur en chef des affaires maritimes, directeur du MRCC Nouméa

À quelques jours de votre départ, quel bilan tirez vous de votre séjour ?
Je tiens à rendre hommage au personnel du MRCC et à ses partenaires qui ont participé à près de 1400 opérations de recherche et de sauvetage. Dans le cadre du transfert de l’ORSEC maritime, il était prioritaire d’adapter le MRCC aux missions de surveillance et de le mettre au niveau technique des CROSS de métropole. Ces 4 années ont permis de le moderniser. Le principal atout du MRCC est désormais d’avoir en son sein les agents de l’ancienne station radio-maritime « Nouméa Radio », des militaires de la marine nationale et un directeur des affaires maritimes. Ce dispositif cohérent montre tout l’intérêt de la collaboration interservices et permet au MRCC d’être l’acteur incontournable de la gestion des crises maritimes.

 

Quelle est l’évolution du trafic maritime ?
Le trafic maritime ne cesse d’augmenter (100 escales de pétroliers et gaziers, 200 de vraquiers, 400 de porte-conteneurs et 500 de paquebots) : il faut donc porter une attention particulière aux risques engendrés par ces activités. L’échouement du « Kea Trader » sur le récif Durand est là pour nous le rappeler. La création, au sein du MRCC de la cellule « Nouméa Traffic » permet de mieux connaître les types de navires et les quantités de marchandises qui transitent dans les eaux territoriales et le lagon. Grâce au réseau de récepteurs AIS des 15 sites déportés répartis sur le territoire, on peut suivre en direct les navires qui transitent dans nos eaux.

 

Quelles sont les perspectives du MRCC ?
Mon successeur, l’administrateur principal des affaires maritimes Sébastien Royer assurera la conduite des dossiers lancés il y a plusieurs mois : la refonte de la convention de mise à disposition du MRCC auprès de la Nouvelle-Calédonie, la mise à jour de l’arrêté sur son organisation et la création d’un arrêté sur la surveillance de la navigation maritime dans les eaux territoriales et intérieures. L’autre de ses grands défis sera d’entretenir les excellentes relations avec les très nombreux partenaires, tous incontournables, et qui, j’en suis certain, ne manqueront pas de lui faciliter la tâche. Je lui souhaite d’avoir une affectation aussi passionnante que la mienne, tant du point de vue opérationnel que relationnel.