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3 questions à Jean-Pierre Blanc

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09/10/2017
Jean-Pierre Blanc est lieutenant-colonel de sapeurs-pompiers, chargé de l’ingénierie de formation et pédagogique des formations à EcASC– Valabre, membre de la mission d’expertise relative aux renforts nationaux en cas de crise.

Quel bilan tirez-vous de la saison des feux en métropole ?

2017 restera comme une année éprouvante, marquée par un stress hydrique très important et des températures durablement élevées. 15 000 ha ont été brûlés, soit trois fois plus que la moyenne annuelle depuis 2012.  En 2016, 12 141 ha avaient été détruits (a moyenne d’avant 1990 dépassait régulièrement les 40 000 ha).

La prévention et l’information, la stratégie d’attaque rapide et prioritaire des feux naissants, la coopération interservices, une meilleure connaissance des causes et des circonstances des incendies ainsi que la solidarité nationale ont permis de limiter considérablement les dégâts.

Quel est votre point de vue sur la SAFF en Nouvelle-Calédonie ?

La SAFF permet de mobiliser et de coordonner les moyens terrestres et aériens prévus par le plan ORSEC feux de forêts. Ce dispositif a démontré toute son efficacité, c’est incontestablement le soutien que les collectivités attendent légitimement de l’échelon central. Mais l’usage du feu non maîtrisé, voire malveillant, conduit trop souvent à des désastres écologiques et économiques. Il faut continuer de rassembler autour de la protection de l’environnement toutes les forces vives, institutionnelles ou non, afin de développer de véritables synergies entre toutes ces composantes.

Quelles formes pourraient prendre d’éventuels renforts nationaux ?

La DSCGR s’est dotée d’une réponse adaptée tant en matière de prévention, d’information et d’alerte des populations que de protection des personnes, des biens et de l’environnement. En cas de crise dépassant ces moyens, le haut-commissaire peut faire appel aux renforts nationaux qui pourraient alors prendre différentes formes dont deux principales : le renforcement planifié et le renforcement d’urgence du dispositif territorial.

Une étude sur la pertinence des drones (surveillance préventive des zones sensibles et les reconnaissances aérienne), ou sur les avions de travail agricole en version bombardier d’eau pourrait aussi être une forme concrète d’entraide nationale.